lundi 6 décembre 2010

l'origole 2/2



Mon objectif du jour était de grappiller du temps sur mon résultat de 2009 ( 10h40). La préparation a été bonne, un peu (trop ?) cool sur la fin mais la forme depuis septembre est incontestable, tous mes temps sur semi, marathon et 50 bornes ont été amélioré et une dernière grosse sortie à J- 15 au Luxembourg m'a réconforté sur mon état physique général.

Nous voilà donc parti en couple depuis notre avesnois sous un grand soleil relatif (c'est le nord quand même !) direction les Yvelines !

Cependant pour atteindre ce petit coin de verdure, il faut traverser une large zone de neige, puis quelques plaques de verglas, de la pluie givrante et donc beaucoup de stress . Nous voilà toutefois arrivé à destination et le temps de déposer nos affaires à l'hôtel , nous partons pour récupérer mon dossard ( le 11 comme mon département d'origine ...),

le gymnase est pour l'instant pratiquement vide , les bénévoles s'installent et je ne traîne pas dans le coin la faute à un double épique en coupe davis .

Quelques heures plus tard, 22 h00 me voilà de retour et prêt à en découdre. L'avantage de l'expérience c'est que l'on peut prévoir les difficultés à venir et essayer de ne pas réitérer les erreurs du passé , aussi , j'ai décidé cette année de toujours courir en gardant de l'essence sous le pied pour finir en trombe (8 km/ h quoi !). l'an dernier , j'avais trop donné dans la seconde boucle et fait les 20 derniers kilomètres pratiquement en marchant.

23 h00 , le départ est donné et je reste avec mon frère qui tente son premier trail et sa première course au delà du semi marathon.

nous partons donc tranquillement (derniers) et nous remontons petit à petit une vingtaine de place jusqu'au kilomètre 8 ou les difficultés commencent. Je sens que le rythme est un peu trop élevé pour le frérot et trop lent pour moi, personne n'est content et on décide logiquement de se séparer. Malheureusement, coincé au fin fond du classement, la remontée dans les monotraces est assez difficile et il faut attendre la fin de la boucle pour que je puisse rattraper et dépasser un peu de monde dont un kikou qui se plaint de maux de ventre et finira cette première boucle à quelques encablures de moi. je rentre donc pour la première fois au gymnase, je ne m'attarde pas , je suis 28 ème en 3 h 20 et j'ai déjà 13 minutes d'avance sur l'an dernier.

Je remplis ma poche à eau , fais je plein de chocolat et bananes, discute dans la partie kikou avec la chef ravito (marioune je crois ?) et c'est reparti pour la seconde boucle de nuit et en courant (une nouveauté pour moi !). Ces 20 kilomètres passent vite , je reste tout le temps seul , double quelques gars mais reste encore en dedans : je sais à quoi m'attendre pour la suite ! Le temps passe vite, le terrain n'est pas trop fatiguant et quand je repense à l'an dernier ou je gueulais comme un fou au milieu de cette boucle contre tous les arbres et ou je m'étais juré qu'on ne m'y reprendrait pas .. loupé . J'arrive donc au gymnase pour la seconde fois, depuis le kilomètre 10, j'ai adopté la technique du réchauffage de flotte dans la bouche avant d'avaler pour éviter le mal de bide et ça fonctionne ! quel astucieux coureur ... bref, je suis donc de retour au chaud encore vaillant en treizième position et en 5h42 (soit une seconde boucle en 2 h 20).

Puisque tout va bien, je ne change rien, glisse 2 bananes au fond du sac quelques carrés de chocolat et refait le plein de la poche à eau. La bénévole de la sortie me tamponne les fesses , elle en profite mais c'est la seule place ou le dossard ne me dérange pas ! et à fond vers l'arrivée dans ... 25 bornes avec 1000 de D+ sans aucun entraînement pour ! Je repars avec ultra-steph ou il lâche quelques hectomètres sur plat et me les reprend en côte et descente, toute la boucle nous allons nous recroiser de nombreuses fois au grès du profil, de notre état de fatigue ...De mon côté, passé la jalousie de le voir descendre comme un chamois (à fond au milieu des caillasses , des racines), je préfère monter tranquille , pas du tout dans le rouge et recourir dès que c'est plat ou légèrement incliné. je rattrape encore du monde (je sais plus très bien en fait !) et rejoins Le Loup (que je n'avais pas identifié) il a pas l'air en grosse forme et dès que je le double je commence à avoir la tête qui tourne. Mauvais signe, ni une ,ni deux je sors mon sac récupère mes deux bananes de secours, le chocolat et me sustente rapidement tout en téléphonant à ma femme pour la prévenir de mon arrivée imminente .Entre temps, Le Loup me repasse mais je suis persuadé de le retrouver quelques mètres plus loin tellement il m'a semblé fatigué. La sortie de la forêt s'effectue, je sais que nous avons droit à 5 ou 6 kilomètres de plat, je croise le mec de la croix rouge qui roupille la bouche ouverte et la bave au coin des lèvres et file en direction de Perray le long de longue lignes droites (toutefois beaucoup plus agréables que la partie emprunté l'an dernier) ou Le Loup est totalement invisible ... 2 possibilités: ou il dort à côté du gars de la croix rouge ou il a trouvé un énorme second souffle ... a priori , c'est la seconde solution ! et je perds 6 minutes en l'espace de quelques kilomètres (et pourtant j'en avais gardé pour cette partie et j'ai couru non stop à plus de 10 km/h )

un dernier passage sur le pont à l'arrière du gymnase et je franchis heureux la ligne d'arrivée en 9 h22 et en onzième position sous les acclamations de ... ma femme (c'est déjà bien !). Le contrat est rempli, 2 origoles et 2 fois finishers et presque 1 h 20 de gagner en un an ,même si il faut admettre que cette édition, de part l'absence de grosse boue et de part la configuration des boucles m'a paru plus facile. A moi, parce que le frérot a bien terminé (félicitations d'ailleurs) et il a pas trouvé ça facile !

Aujourd'hui lundi, pas mal aux jambes mais les yeux explosés ...d'ailleurs , je vais me coucher tout de suite .On l'a bien mérité non ?

1 commentaire:

  1. Seule course que j'aie abandonnée... en 2009.
    Mais je reviendrai !

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